Attachements

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Victoria Horton

Attachements

Une poignante et magistrale réussite.

Bénédicte Heim livres-addict.fr

« Jamais je ne lui faisais aucun reproche, c’était pas possible, des fois que ça déclenche une crise on disait rien et même des fois en disant rien ça déclenchait. »
Juliette raconte. Anna prend des notes ; mais que cherche-t-elle en réalité, sinon reconstruire sa propre mémoire et pousser dans ses retranchements l’homme qui manqua un jour l’étrangler. Son petit réseau de confidents est-il à même de la protéger ?
En un entrelacs de courriers et récits qui circulent d’un personnage à l’autre, Attachements tisse le roman noir de troubles amours où personne n’a le dernier mot : une vision dérangeante de la violence dite conjugale.
« On n’explique rien, Anna, on n’explique pas les gens, on ne peut même pas raconter l’histoire des gens, on ne peut que raconter des histoires sur les gens. Je n’ai pas dit : des mensonges ; j’ai dit : des histoires. »

Attachements se lit comme un roman à énigmes, c’est-à-dire avec passion […] La construction est rigoureuse, le récit rapide, les personnages haut en couleurs, parfois troubles et inquiétants. Victoria Horton a un incontestable talent de romancière.

Alain Girard-Daudon Encres de Loire, n° 55, printemps 2011

Un texte qui frappe autant par sa construction que par l’implacable logique qu’il déroule avec précision.

Jacques Josse remue. net
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Victoria Horton Victoria Horton

Victoria Horton

Victoria Horton est née à Paris en 1947 et a publié quelques textes en revue (NRF, Théodore Balmoral). Elle vit au Mans. Elle est l’auteur de Grand Ménage ...

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Deux ans après Grand Ménage, Victoria Horton revient chez Quidam avec Attachements, puissant roman dans lequel on retrouve toute la force d’un écriture hors du temps, hors des modes, une écriture qui vit, qui vibre au service d’une histoire nous invitant, l’air de rien, à rencontrer des destins de femmes meurtries. Après vingt ans de silence, Anna resurgit dans la vie de ceux qui furent ses proches, parents, amant, anciennes connaissances, par l’intermédiaire de lettres et courriels. Ce retour inattendu à la recherche de son passé, mais aussi de l’histoire de chacun et chacune, comme Juliette la nounou devenue une vieille dame, va peu à peu délier les langues, montrer une autre réalité que le passé fantasmé par Anna. Nettoyée des souvenirs cocasses, la vérité s’avère crue, monstrueuse, mais peut-être aussi salvatrice, au moins pour un temps. Voix singulière et détonnante, Victoria Horton, comme dans son précédent roman, égratigne sans concessions et s’empare à bras le corps d’un sujet difficile en littérature, celui de la maltraitance faite aux femmes. Encore une belle réussite.

Antoinette Roméo-Brunier, Le Cadran lunaire (Mâcon), Page des libraires, mars 2011

Le trouble des passions passées.

Elisabeth Miso Florilettres

Un roman brillamment polyphonique.

Philippe Annocque Hublots, 27 mars 2011

L’originalité de ce récit sur la violence ordinaire familiale dans la campagne du Cher est avant tout sa construction. Le lecteur se prend pour un détective (un entomologiste ?) : au fur et à mesure des pages, à la lecture des témoignages, forcément partiels et subjectifs, il reconstitue la véritable histoire d’Anna et de ceux qu’elle a croisés.

Un roman à suspense puissant et sincère particulièrement réussi.
Un ouvrage né de l’envie de raconter la vie de « gens d’autrefois », à travers Robert et Marcel, disparus aujourd’hui et qu’elle a bien connus. Deux hommes « sympas, plutôt rigolos et un peu poivrots ». En rassemblant des témoignages et en interrogeant leur entourage, Victoria « tombe des nues » : Juliette qui a vécu avec ces deux hommes parle de la violence qu’elle a subie en particulier de Marcel. Son projet d’écriture va alors se transformer. Elle entame des recherches sur les hommes auteurs de violences conjugales. Puis, laissant intact le récit de Juliette, elle crée autour de celle-ci et de ses deux compagnons quatre personnages de fiction, faisant de cette histoire un roman à suspense puissant et sincère particulièrement réussi.

Nicole Ballon Ouest France, 31 mars 2011