Ça va aller, tu vas voir

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Chrìstos Ikonòmou

Ça va aller, tu vas voir

La Grèce marquée au fer de la misère. Ikonòmou brosse le portrait d’un peuple atterré par la crise économique qui frappe son pays.

Muriel Steinmetz L'Humanité, 30/06/2016

Ils vivent au Pirée dans les quartiers populaires, sans argent, parfois sans boulot, victimes cassées ou cabossées par la vie dans un pays lui-même saccagé. La peur les obsède, le désespoir et la folie les guettent, mais ça va aller, la solidarité existe encore, et l’amitié, et l’amour. Car là où grandit la peur, grandit aussi ce qui sauve de la peur.
Lucidité cruelle, tendresse aussi profonde que discrète, Ikonòmou fait entendre dans ce livre prophétique une voix familière et solennelle qui exprime autant l’espoir que l’ironie douloureuse. La Grèce de tous les temps nous parle et elle est plus que jamais vivante.

Chrìstos Ikonòmou dissèque le réel. Son scalpel ? Une langue qu’il invente et qui porte en elle les stigmates de la décomposition généralisée.

William Irigoyen La Cité, avril 2016

Une force littéraire qui transcende le quotidien accablant, en créant une langue – nerveuse, contemporaine, imagée, qui allie distance et empathie.

Isabelle Rüf Le Temps (Suisse)
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Chrìstos Ikonòmou Chrìstos Ikonòmou

Chrìstos Ikonòmou

Chrìstos Ikonòmou, né à Athènes en 1970, est journaliste. Il est l’auteur de trois recueils de nouvelles traduites en plusieurs langues : Femme derrière les barreaux (2003), Ça va alle...

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Il n’y a plus, ici, de révolte, autre que très ponctuelle et très inefficace. La peur économique règne partout en maître.

Un sens aigu de la synthèse et une étonnante radicalité du propos suggèrent qu’on a affaire à un auteur important.

Ulysse Baratin En attendant Nadeau

C’est l’un des meilleurs recueils que j’aie lu de ma vie de lecteur de nouvelles, à la hauteur des plus grands, procurez-vous ce recueil et maudissez-moi si je vous ai mené en bateau.

Gilles Bertin Lignes de vie

Usant d’une langue âpre, rude et ciselée, Ikonomou réussit à saisir l’intériorité chamboulée des êtres qu’il met en scène.

Jacques Josse remue.net

Un vrai régal de lecture […] Une totale réussite, c’est un livre qu’on ne lâche pas.

Paule Baltzinger LibreSens

Voici un livre indispensable…

Portrait intime d’un pays en crise entre désenchantement et espoir.

Christos Ikonómou utilise une langue très acérée, très précise, pour scruter les tourments des âmes en détresse, une voix forte et rythmée où l’existence des faibles peut s’accrocher.

De ces livres dont on réalise la qualité une fois qu’on en est sorti, car le lire est tout sauf un divertissement, mais Christos Ikonòmou a su distiller avec le talent qui fait les grands écrivains, l’implacable réalité.

Porté par cette écriture très belle, à vif, Ça va aller, tu vas voir est un livre profondément humain et touche bien au-delà de la réalité locale qu’il dépeint.

On n’est jamais loin du désespoir, il est là, présent, qui attend sur le seuil de la porte et c’est l’amitié, l’amour, toujours pudiquement évoqués, jamais spectaculaires mais suggérés, qui dressent le dernier rempart contre le néant.

Brigitte Niquet Nouvelle Donne

« La lumière se bat pour entrer dans le monde et quelqu’un se bat pour la chasser, boucher toutes les fissures, laisser le monde dans sa nuit. »
C’est une des phrases du livre de Christos Ikonomou. Un livre au cœur battant. Un livre qui raconte l’épicentre du séisme en Europe avec des «personnages magiques, incroyables, des personnages pour les contes du millénaire qui vient».

Tieri Briet, lecteur

Au centre de chaque récit, le prolétaire contemporain, indigène ou immigré, avec ou sans conscience de classe, que l’auteur ne cherche pas à idéaliser, mais à décrire tel qu’il est.

Thanàssis Mìnas Athens Voice

Chronique radio Les ruines de ce que fut le héros grec… La Grèce mise à l’encan.

Podcast Un livre comme un coup de massue mais tout à fait remarquable.

La banalité du désespoir

Il suffit de peu, puisqu’on a peu.

Rosa Luis Olé ! 605

Cette écriture de la banalité du désespoir…

Le portrait sans concession d’une Grèce brisée par une crise dévastatrice.

L’œuvre d’un auteur-caisse de résonance qui perçoit le pouls de son pays et sait trouver les mots pour dire ce qui ne va pas quand les citoyens eux-mêmes restent sans voix.

François Reynaud, librairie Les Cordeliers Initiales Magazine

La vie sans fard des habitants du Pirée entre misère et rêves brisés. Ce texte intense, à l’écriture à vif, est le portrait juste d’une Grèce ravagée par la crise. Hautement recommandé !

Floriane Librairie du MuCEM, Marseille

La Grèce vue du quartier. Sa situation économique vue de l’intérieur […] Un rythme, et une empathie véritable pour ses semblables.

L'Arbre du voyageur, Paris

16 récits, autant de morceaux de vie qui dessinent en creux le portrait d’une Grèce brisée par une crise dévastatrice. Dans ce texte d’une grande poésie, les personnages survivent dans le chaos, restent dignes malgré la pauvreté qui balaie tout, malgré la violence qui s’installe sournoisement.

Librairie la Cédille, Paris.

Superbe roman social et poétique, qui nous donne le pouls des quartiers pauvres du Pirée à l’image d’un pays exsangue, frappé par la récession économique. Ikonomou brosse des portraits humains et dignes malgré la faim, la pauvreté, le risque d’expulsion… Un livre qui regorge d’histoires parfois tragiques teintées d’une sombre ironie.

David Goulois Libraire Cultura, Chambray-lès-Tours

Coup de cœur. La Grèce d’aujourd’hui, sans fard. Puissantes nouvelles remarquables…

Nathalène Goossens Librairie Atout Livre, Paris

Un livre profondément humain. Une écriture à vif. Un portrait de la crise grecque.

Agnès Nouvelle Librairie Sétoise

Ce livre est magnifique !

Vincent Ladoucette Librairie Privat, Toulouse

Intelligence et sensibilité du regard, précision chirurgicale et beauté de l’écriture : Ça va aller, tu vas voir est l’un des meilleurs livres grecs de ces dernières années.

Andònis Xagas Mic-gr

Comme les vertèbres d’une même colonne vertébrale brisée. Les personnages d’Ikonòmou, aux prises avec une réalité en ruines et des rêves déçus, sont les Misérables de notre temps.

Arkhondi Kòrka Critique-gr

Christos Ikonómou utilise une langue très acérée, très précise, pour scruter les tourments des âmes en détresse, une voix forte et rythmée où l’existence des faibles peut s’accrocher.

Anne Thouement Le présent défini

Le Faulkner grec… pour la plus bouleversante chronique de la crise économique.

La Repubblica, Italie, 2012

Le Décameron de la crise.

Left Magazine, Italie, 2012

Ikonòmou redéfinit la valeur de l’épique.

Panorama Magazine, Italie, 2012

Il n’y a aucune arrogance chez Ikonòmou. En chroniqueur sensible de ses vies, il laisse le lecteur ressentir l’angoisse existentielle de ses personnages dès la première ligne.

Spiegel Online, 2013

Ça va aller, tu vas voir, archéologie de la pauvreté et de l’exclusion, ne relate pas une guerre imminente, mais une défaite annoncée, celle d’êtres muets, désespérés, invisibles. Ikonòmou le dit de façon magistrale, en des dialogues brefs mais intenses, dans une prose travaillée, imagée, variée, belle comme un poème.
Ce livre éclatant nous donne beaucoup et promet plus encore.

Titìka Dimitroùlia Kathimerini

Dans la Grèce d’aujourd’hui on ne peut plus être pauvre dignement. Le pauvre est humilié, privé de son identité. Les héros d’Ikonòmou sont émouvants, tragiques, mais ne suscitent pas la pitié. L’auteur montre leur noblesse d’âme, et le regard qu’il porte sur eux, plein d’humanité, verse sur la cruauté de leurs épreuves une lumière douce et consolante.

Còstas Katsoulàris bookpress.gr

La Grèce cassée. La conséquence la plus évidente de la crise en Grèce — ce que ne dit pas explicitement Ikonòmou mais que le lecteur perçoit — c’est le silence […] Et à part le silence, il reste la peur. Non pas la peur de ceci ou cela, mais une vieille peur, une peur d’enfant. Un ressenti partagé par tous, comme une vague de ténèbres qui vient silencieusement érodée la vie de tout un peuple, cassant son futur et affaiblissant sa volonté. L’Europe, vue du Sud, est décidément trop loin.

ANSA News Agency, Italie

Dans les rues en béton d’Ikonòmou, la pluie menace sans cesse, on ignore les slogans politiques, et la police demeure, en coulisses, une menace violente constante. Cependant, même au bord de l’indigence, ses hommes et ses femmes agissent et tentent de préserver le peu de solidarité qui reste dans une société profondément atomisée et, d’une manière ou d’une autre, s’efforcent de trouver qui ils sont. Ils ont confiance, une confiance profonde — bien qu’elle soit infime ou inexistante chez ceux qui d’ordinaire la requièrent.

Mark Mazower The Nation, 2013