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Le directeur n'aime pas les cadavres

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Rafael Menjívar Ochoa

Le directeur n'aime pas les cadavres

On meurt parce qu’on doit mourir, pas parce qu’on veut faire un manifeste : la mort est en soi un manifeste.

Depuis qu’il a vu la dépouille de sa mère, le Vieux, directeur d’un grand quotidien proche du parti au pouvoir, ne supporte plus la vue des cadavres. Cadavres dont son fils est devenu, par défi et après de pseudo études de médecine, la doublure au cinéma. Le Vieux est mal en point. Il a beau tirer les ficelles, il a de gros ennuis, pris en tenaille dans la guerre implacable que se livrent les tueurs d’Ortega et du Colonel. Et avec la folie auto-destructrice de Milady, sa deuxième femme, il risque d’affronter bientôt un cadavre de plus…

Le directeur n’aime pas les cadavres appartient à la « trilogie mexicaine » de Rafael Menjívar Ochoa, De certaines façons de mourir, qui donnera au final cinq romans dont le fil rouge est l’histoire et l’anéantissement d’une brigade spéciale de la police mexicaine. Une oeuvre qui est une formidable réflexion sur le pouvoir, la justice, la solitude et la mort, où l’efficacité narrative du roman noir donne toute sa plénitude.

Les histoires que narre l’écrivain salvadorien sont écrites dans les termes d’une lutte où la vie et la mort se renvoient coup pour coup. Mieux, où la vie et la mort interchangent leur place pour s’éprouver mutuellement.

Patrice Beray Mediapart
  • L’un des rares grands écrivains d’Amérique centrale de ces trente dernières années.

  • Vie et mort d’une brigade policière dans un monde pulvérisé par la corruption.

  • Un humour ravageur, le cynisme en bandoulière.
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Rafael Menjívar Ochoa

Né en 1959, Rafael Menjívar Ochoa a vécu en exil pendant la guerre civile au Salvador. Après avoir exercé des fonctions de journaliste, notamment au Mexique, il re...

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