Dans le jardin d'un hôtel

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Gabriel Josipovici

Dans le jardin d'un hôtel

La conversation infinie de Gabriel Josipovici […] où naît le cœur battant du romanesque.

Alain Nicolas L'Humanité

Au mitan de sa vie, Ben rapporte à ses amis, Rick et Francesca, sa rencontre fascinante avec Lily au cours d’un séjour dans les Dolomites. Cette jeune femme juive est venue en Italie avant tout pour voir le jardin intérieur d’un hôtel à Sienne où, par le passé, sa grand-mère est tombée amoureuse d’un jeune violoniste, qui sera bientôt victime de l’Holocauste.
Avec l’apparente simplicité et nudité du dialogue, Gabriel Josipovici nous confronte aux interrogations les plus profondes : celles qui surgissent au fil de la conversation entre Lily et Ben comme celles, plus indicibles, qu’impose l’existence.

Dans cet écheveau où chaque relation repose sur une tierce personne absente, les dialogues mêlent le dérisoire au tragique, l’insignifiant au geste esquissé : toute la beauté du roman tient à cet écart infini où Ben cherche une « place » toujours différée.

Eric Loret Le Monde

Enfin disponible en français, vingt-quatre ans après sa publication en Angleterre, il s’agit d’un des plus beaux romans de l’auteur, toujours dans son style minimaliste, évocateur en creux de la profondeur et de la complexité d’un monde disparu.

Steven Sampson En attendant Nadeau
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Gabriel Josipovici Gabriel Josipovici

Gabriel Josipovici

Romancier, dramaturge et critique contemporain britannique, Gabriel Josipovici est né à Nice en 1940 de parents russo-italiens romano-lévantins, qui vécurent les années de guerre comme réfugiés juifs...

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Dans le jardin d’un hôtel est d’une écriture, tout en subtilité et en retenue, qui dit beaucoup en peu de mots, très simples de surcroît, sur des thèmes aussi universels que la vie, la mort, l’amour.

Avec l’élégance habituelle de sa prose diaphane, toujours fluide, Gabriel Josipovici construit un récit délicat sur le thème de la mémoire familiale, du passé et de la construction de l’identité […] et réussit de nouveau un livre profond et sensible.

Comment dire ? Le roman dialogué, subtil et accompli d’un musicien du langage.

Drame dans un jardin italien. Sous une trame d’apparence anodine, Josipovici organise un chassé-croisé autour du souvenir d’aïeuls disparus dans le génocide des Juifs.

Isabelle Rüf Le Temps

Ces riens qui tissent tout d’une vie trouvent ici une forme qui rend génialement grâce au génie d’un des esthètes les plus accomplis de l’art de raconter.

Emmanuel Requette Librairie ptyx, Ixelles

Josipovici parvient à exprimer l’essentiel sans l’énoncer, de manière furtive, dans les silences, à travers les hésitations, les tentatives avortées pour faire comprendre à l’autre ce que l’on a du mal à se formuler clairement à soi-même.

Un très beau roman sensible doté d’une ironie légère, et qu’on a envie de relire une fois qu’on l’a refermé.

Aline Sirba On l'a lu

C’est absolument sublime, unique et totalement indispensable.

Anne Vivier Racines...

Entièrement écrit sous forme de dialogue, dans une construction brillante, même si en apparence anodine, c’est un livre étrange, où il se passe peu de choses en apparence, mais où les possibles affleurent à chaque mot. Mais il faut prendre le temps, avoir la disponibilité, ne pas chercher à être ébloui. Un objet étrange, qu’il faut apprivoiser.

Arabella Babelio

Les énigmes de ce roman sont celles de la vie elle-même et Josipovici nous les expose avec clarté, tact et compassion.

Michael Dibdin The Independant

Une histoire qui possède l’aura et la subtilité de Henry James.

Dans le jardin d’un hôtel éclaire le rôle du choix dans nos vies, ces choix que l’on fait pour soi comme ceux qui sont faits pour nous. Et rejoint ce mince corpus de la littérature de l’Holocauste, celle de Aharon Appelfeld notamment, qui donne à voir ce que fut l’horreur nazi en évitant d’en dresser le portrait. Et dans le cas présent, de mettre en relief de façon aiguë la question des vies non vécues.

Peut-être y a-t-il là une lecture comparable à cet amour interrompu. La lecture d’un livre qui vous tient à distance. Une distance que le roman, dans notre époque, peut maintenir comme manière de se souvenir des horreurs dissimulées par nos vies bénignes et non extraordinaires. Qui perce l’ignorance qui est aussi notre lot commun, nous qui déléguons nos choix à ce même monde moderne comme nous savons vaguement que ce qui nous manque est une vie pleine, l’unité d’un monde. Même lorsque, comme Absalon, nous allons ignorants du destin qui nous a été choisi.