Le salut viendra de la mer

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Chrìstos Ikonòmou

Le salut viendra de la mer

Chrìstos Ikonòmou continue d’explorer par la fiction une société qui, dans sa dislocation, bouscule tout. A commencer par les plus démunis.

William Irigoyen Le Monde diplomatique

D’Athènes et d’autres villes de Grèce, ils ont fui l’enfer urbain qu’impose la crise économique pour fonder, sur une île de l’Égée, une micro société plus humaine et plus heureuse, l’espoir d’un nouveau monde. Mais leur refuge est un piège et le rêve ne tarde pas à virer au cauchemar. Confrontés à des îliens inhospitaliers, corrompus et violents, les nouveaux arrivants se retrouvent avec ce qu’ils croyaient laisser derrière eux : les forces maléfiques du pouvoir et de l’argent, et la méfiance et la haine de l’autochtone pour l’immigré. Dans l’attente du salut, il reste à endurer les épreuves…
Après Ça va aller, tu vas voir, Chrìstos Ikonòmou atteint les mêmes sommets. Maîtrise narrative que porte une écriture d’une force rare, solennité biblique de la langue parlée, richesse et profondeur de la vision : Le salut viendra de la mer est un récit apocalyptique au souffle visionnaire, qui brasse puissamment passé, présent et avenir.

Postface de Michel Volkovitch.

Cinq histoires qui se répondent comme les échos d’un même et long cri de douleur […] avec force et noirceur, Chrìstos Ikonòmou trace la courbe vertigineusement descendante du moral d’une nation.

Florence Noiville Le Monde des livres

Une prose proche de l’oralité, faite de phrases longues comme un jour sans pain […] Le diagnostic sans merci d’un pays malade, oublié.

Muriel Steinmetz L'Humanité
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Chrìstos Ikonòmou Chrìstos Ikonòmou

Chrìstos Ikonòmou

Chrìstos Ikonòmou, né à Athènes en 1970, est journaliste. Il est l’auteur de trois recueils de nouvelles traduites en plusieurs langues : Femme derrière les barreaux (2003), Ça va alle...

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C’est un coup de cœur mais plus encore un coup de foudre. […] La magie de ce texte âpre réside précisément dans l’art de creuser des échappées dans le réel, de s’extraire de la noirceur par le lyrisme, de rendre fascinante la lutte avec l’absolu, présente dans chaque combat ordinaire.

Sophie Pujas Le Point

On attendait avec une certaine impatience Le Salut viendra de la mer de Chrìstos Ikonòmou, déjà remarqué en 2016 pour Ça va aller, tu vas voir. La violence de ce précédent ouvrage s’est transmise intacte à ces nouvelles. L’auteur y confirme une maîtrise ancrée dans la tradition. Rédigés en temps de crise sans que celle-ci en soit exactement l’objet, ces récits offrent des méditations angoissées sur la possibilité de l’humanité lorsque tout s’effondre.

Ulysse Baratin En attendant Nadeau

Le solide désespoir de l’émigration intérieure grecque, et toute une terrifiante nouvelle mythologie contemporaine.

Chrìstos Ikonòmou met en mots la rage des Grecs […] La langue est toujours aussi verte, efficace, frappante, rythmée et répétitive (remarquablement rendue par Michel Volkovitch), mais la tonalité est plus solennelle, presque prophétique, chargée de nuées d’apocalypse.

Isabelle Rüf Le Temps

Génération perdue. Sous la plume caustique de Christos Ikonomou, la guerre civile larvée menace.

Thierry Cécile Le Matricule des anges

Une île dans la tempête. Les nouveaux damnés de la terre, chantés par Chrìstos Ikonòmou.

Alexis Maroy La Libre Belgique

Une prose rude, râpeuse, éruptive qui ne faiblit jamais, qui touche parfois à l’incantation et qui parvient à maintenir tout au long du livre un souffle impressionnant.

Jacques Josse remue.net

Littérature mineure, au sens deleuzien du terme, les textes de Christos Ikonomou creusent dans la langue un second souffle.

Thibault Boixière Unidivers.fr

Sur une île fictive de la mer Egée, Christos Ikonòmou imagine une communauté déchirée […] La prose pleine d’oralité de Christos Ikonòmou a des accents de prière incantatoire. Elle module, par la voix de ces personnages de parabole biblique, le mélange d’impuissance et de sursaut de résistance, de résignation et de besoin d’espérance qui les habitent.

Véronique Rossignol Livres Hebdo

Quatre évangiles de l’Apocalypse […] Sans aucun doute un livre novateur, original, puissant et très travaillé.

Anne Thouement Le Présent défini

L’enfer [de la crise économique], Christos Ikonomou le raconte d’une langue inspirée, torrentielle et inventive, presque célinienne…

Aurélien Ferenczi Télérama

On referme ce livre avec l’impression d’avoir pris quelques baffes, de celles que l’on vous assène lorsque l’on cherche à vous faire reprendre conscience. Des fois, ça fait du bien.

Nicole Grundlinger Mots pour mots

La langue est lyrique, rude, brute, poétique souvent, un souffle emportant le lecteur.

Christos Ikonòmou s’interroge sur la difficulté, dans une société instable, gangrenée par la haine et par la peur, à conserver son humanité.

Un conte philosophique perturbant qui crie, qui hurle, qui bouscule, qui assène et contraint chaque lecteur à se regarder dans le miroir…

Librairie Vaux-Livres

La langue d’Ikonòmou est variée, profonde, drôle parfois, musicale et poétique surtout.

To vima, 2014

Les personnages d’Ikonòmou, pris au piège d’un environnement post-kafkaïen, agissent comme des figures tragiques dans une tragédie contemporaine.

To periodiko Magazine, 2015

Sans perdre sa densité d’écriture, Le salut viendra de la mer transmet superbement son atmosphère claustrophobique.

O anagnostis Magazine, 2015

Ikonòmou a saisi de façon impressionnante toutes les facettes de la société grecque, les contradictions, les tensions, les injustices, le désespoir et les rêves, et parvient à les fondre dans une prose convaincante et stimulante.

Yànnis Tsìrbas I efimerìda ton syntakton, 2014

Le nouveau livre d’Ikonòmou nous rappelle des situations et des comportements que la réalité a confirmés de la façon la plus tragique : la condamnation de ceux qui sont différents, la persécution acharnée de toute personne qui n’est pas des nôtres.

Lifo Magazine, 2015

Ikonòmou « réécrit » hardiment les stéréotypes de la Grèce contemporaine : l’antiquité, le christianisme et l’Occident… À l’éternelle question d’Hamlet, il répond ainsi : « Dans ce pays, la grande question n’est pas d’être ou ne pas être en vie, mais de savoir comment l’être. » Et il conclut : « Nous sommes meilleurs que ce que nous sommes devenus. »

Mikèla Hartoulàri I efimerìda ton syntakton, 2014