Le Beau Capitaine

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Mènis Koumandaréas

Le Beau Capitaine

Un roman prenant, machine littéraire inexorable, d’une maîtrise époustouflante.

Sylvie Prioul Le Nouvel Observateur

Pourquoi la hiérarchie militaire refuse-t-elle obstinément son avancement à ce jeune capitaine ? Pourquoi le vieux conseiller d’État chargé de défendre sa requête est-il à ce point fasciné par lui ? Quel nom donner aux sentiments qui agitent les deux hommes et à la relation qui se noue entre eux peu à peu - mais se nouera-t-elle vraiment ?
Voilà un roman tout en mystères. Il fait revivre avec précision la Grèce des années 60, nous introduit dans les coulisses de l’armée et du Conseil d’État, nous fait sentir la montée de l’horreur qui aboutira, en 1967, à la dictature des Colonels, mais par-delà le témoignage historique, il nous offre bien plus : une intrigue envoûtante en forme de lent cauchemar ; un héros lumineux, inoubliable ; une méditation sur tout ce qu’il y a de trouble et d’obscur en nous ; et le plus étrange des romans d’amour. Avec Le Beau Capitaine, Mènis Koumandarèas, l’un des grands romanciers grecs d’aujourd’hui, atteint en 1982 les mêmes sommets qu’avec La Femme du métro.

Une plongée dans un huis-clos feutré mais plus incisif qu’il n’y paraît.

Jacques Josse remue.net

Un style superbe, aux chatoiements simples et multiples, une plume magnifique au service d’un roman original et fascinant.

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Mènis Koumandaréas Mènis Koumandaréas

Mènis Koumandaréas

Mènis Koumandarèas est un écrivain grec né le 4 janvier 1931 à Athènes et assassiné le 6 décembre 2014 dans cette même ville. Il est considéré comme l’un des gr...

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Quel admirable récit sur la déchéance d’un beau jeune homme qui attend en vain une promotion méritée ! Ce roman nous offre aussi la rencontre de deux hommes enfermés dans un univers confiné et réglementé qui ne vivent qu’indirectement les troubles politiques de leur époque. A découvrir !

Marlène FNAC Saint-Lazare, Paris, août 2011

Dans la Grèce des années 1960, un conseiller d’Etat amateur de poésie est saisi de la requête d’un jeune militaire à qui l’armée refuse de l’avancement. De refus en nouvelles requêtes, «le Beau Capitaine» va l’obséder plus que de raison. Sa beauté, son obstination, sa déchéance enfin, constituent la trame de ce récit en boucle, qui se développe sur fond d’agitation politique jusqu’au coup d’Etat des colonels en 1967. Un roman prenant, machine littéraire inexorable, d’une maîtrise époustouflante.

Sylvie Prioul Nouvel Observateur, 10-16 novembre 2011

Un moment de lecture absolument passionnant.

Lorsque le narrateur, membre du conseil d’Etat grecque, reçoit le Beau capitaine pour une plainte administrative concernant son refus d’avancement, il est loin de se douter des suites et des méandres de cette affaire… Une plongée trouble dans l’univers militariste de la Grèce des années 60. Un classique du genre.

Atout-Livre, Paris, 26 août 2011

L’extrême finesse psychologique est fort bien cernée par l’écriture et rend particulièrement vivant un conflit dont la conclusion est amère. L’habileté narrative de cette œuvre de caractère impétueux classe Mènis Koumandarèas au premier rang des écrivains grecs contemporains.

Sandrine Fillipetti Fnac.com, 25 août 2011

De ce récit émane beaucoup de mystère voire d’absurde mais surtout beaucoup de charme. […] J’ai lu le Beau Capitaine lors de la rentrée littéraire 2011 et ce fut alors l’un des livres que j’ai défendu avec le plus de ferveur tant il me semblait important qu’il soit reconnu en France comme il l’est en Grèce.

Ménis Koumandaréas fait preuve dans ce roman d’une exquise délicatesse pour décrire les symptômes d’un simple trouble, qui vire parfois à l’exaltation, jusqu’au vertige.

Anne Thouement Le présent défini

Une fable amère et ténébreuse, construite comme une sonate à l’écriture simple et subtile, et classe son auteur parmi les grands classiques de la littérature grecque.

Geneviève Moreau-Bucherie Les saisons, La Rochelle

Il se passe peu de choses dans ce récit, réédition savoureuse d’un grand auteur grec né en 1931. L’intrigue s’étend de 1959 à 1968, époque cahoteuse en Grèce. Un conseiller d’Etat se raconte une rencontre qui l’a un jour frappé : la visite d’un capitaine injustement entravé dans son avancement. Faute d’être entendu par ses supérieurs, il voulait recourir à la justice. Toute l’action, fort bien menée, réside dans l’énormité de la requête, son audace — traîner l’armée en justice ! —, la manière dont le conseiller va traiter ce sujet délicat, mais surtout, naturellement, dans sa relation complexe avec l’impétrant.

Jean Soublin Le Monde des livres, 16 septembre 2011