Le Pourceau, le Diable et la Putain

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Marc Villemain

Le Pourceau, le Diable et la Putain

A l’horizon de ce vade-mecum cynique qu’est Le Pourceau, le Diable et la Putain, il vous vient des envies de clamer haut et fort : vivons haineux en attendant la mort !

Un homme va mourir. Et il y trouve son compte.

«Parmi les noms d’oiseaux dont on m’affuble, innombrables et souvent peu imaginatifs, l’un revient avec l’obstination des vagues sur la baie d’Étretat au plus haut de la tempête : vieux con. Je ne disconviens certes pas de la logique persuasive et constante de la chose, ayant passé le plus clair de ma jeunesse à me faire traiter de jeune con. Disons qu’aux yeux du monde, j’aurai donc évolué, très tranquillement et en quatre-vingts années, d’une connerie aggravée d’immaturité à une autre lestée de gâtisme.»

C’est drôle, acide, intelligent, servi par un style riche et une écriture joyeusement désuète.

Virginie Troussier Actualitté.com (13 juin 2011)

Une tension d’écriture bien perceptible qui, dans la brièveté même de ce petit livre fort plaisant […], condense utilement plusieurs volumes de Michel Houellebecq, le strabisme vers la science-fiction et la grosse caisse des facilités romanesques en moins.

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Marc Villemain Marc Villemain

Marc Villemain

Né en 1968, Marc Villemain est diplômé en sciences politiques. Il exerce dorénavant comme éditeur (aux éditions du Sonneur). Ses nouvelles, publiées au Seuil sous le titre Et...

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Un roman à l’écriture légère et humoristique qui détourne les codes habituels du genre reflétant ainsi une époque décadente où ce n’est plus le fils qui tue le père mais l’inverse !

Un récit sculpté au scalpel. […] Dévastateur.

Christine Bini La Cause littéraire, 2 juin 2011

Alceste meurt…

Eric Bonnargent L'Anagnoste

L’écriture de Marc Villemain est riche, élégante, raffinée, et son livre se déguste avec gourmandise.

Stéphane Beau Le Grognard, juin 2011

Marc Villemain laisse s’épanouir, dans son nouveau livre, l’humour (noir à souhait) et la satire (cynique à volonté).

Jean-Pierre Longre Notes et chroniques, 7 mai 2011

Un pamphlet d’un humour vitriolé qui n’hésite pas à brocarder ce que d’aucuns estiment relever de territoires intouchables.

Une légèreté insolente et jouissive, un humour noir délicieux.

Laurence Patri Biblioblog.fr (8 juillet 2011)

C’est avec un humour féroce et beaucoup d’ironie que cet homme acerbe se délecte dans la contemplation de ses congénères et personne n’est épargné !

Gaël Le Grenier (Dinan), mai 2011

Pour le moins incorrect, le narrateur du récit de Marc Villemain appartient sans conteste à la catégorie « odieux personnage ». Une sorte de vieux misanthrope qui au seuil de la mort, non seulement ne pardonne ni ne prie, mais raille à tout-va tout ce qui accompagne la vie, surtout quand elle tire à sa fin… Sans complaisance pour lui-même et pour les autres, voici un homme diablement féroce, un modèle d’ignoble individu que l’on verrait disparaître presque avec plaisir. C’est là sans doute la subtile alchimie du Pourceau, le Diable et la Putain : manier autant l’humour sur fond de désespoir peut « faire la blague » ou éclairer quelque peu la noire perception du monde qui en ressort… Une œuvre de satire en somme.

Sophie Patois

Sophie Patois Le Français dans le monde, septembre-octobre 2011

Avec ce vieux schnock, c’est notre propre mort qu’on cherche à ne pas voir ; mais c’est aussi cette littérature qui ne peut se faire que dans le travail de la langue ; c’est encore cet amour de l’autre, qu’il faudrait rechercher et dont le chemin de la misanthropie, nécessaire, pourrait ne constituer qu’une première étape : retournée, dépassée, traversée, elle est bien ce véritable humanisme que Villemain, à travers son personnage, évoque plusieurs fois, tandis que notre époque se contente d’un humanisme béat, hypocrite, larmoyant, qui n’est que le masque de l’indifférence ou de la cruauté.

Nunzio Casalaspro Un caniche dans l'escalier, 27 mai 2011