Dans la nuit du 4 au 15

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Didier da Silva

Dans la nuit du 4 au 15

Préface de Jean Echenoz

Didier da Silva Chronopathe. Le style, aux sens littéraire et mental, de Didier da Silva est ce qui fait tenir dans un équilibre si stable et si instable cet assemblage d’assemblages.

Mathieu Lindon Libération

Le calendrier est un réservoir de fictions. Le temps passant, les pierres blanches dont il est marqué se sont accumulées au point de former une sorte de sable. Didier da Silva a arpenté cette plage avec méthode, armé du tamis de ses goûts et intérêts, prêt cependant à se laisser séduire par les suggestions infinies du hasard, troubler par les provocations de la providence. Une année durant, il a rêvé que le monde voulait dire quelque chose, que chaque jour était un roman, un conte moral, un rébus ou une mise en garde, une énigme et sa solution. « J’ai vu naître et mourir —c’est une constante : on meurt beaucoup au fil des siècles —, et pour tout dire, j’en ai vu de toutes les couleurs. Guidé par la loi des contrastes, j’ai exploré le nuancier du temps. Souvent, c’était très amusant.»

Un exercice inédit, instructif, virtuose, parfois cruel, souvent drôle. En tout cas très inspiré […] Bien plus intelligent qu’un calendrier de l’Avent (il durera aussi pour l’après), bien plus original à déposer sous le sapin que les traditionnels prix littéraires. Me suis régalée.

Nicole Grundlinger Mots pour mots

L’ouvrage peut se lire dans l’ordre ou le désordre. On peut sauter d’une date à une autre, et les anecdotes se mêlent aux rencontres qui se mêlent aux portraits, aux morts comme aux naissances. On s’y promène de jour en jour et, bon an mal an, vous verrez cela, Noël arrivera sans que vous y ayez pris garde.

Nathalie Peyrebonne delibere.fr
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Didier da Silva Didier da Silva

Didier da Silva

Didier da Silva est né en 1973 dans les Bouches-du-Rhône. Il a été critique et travaille parfois pour le théâtre. Il est l’auteur de Hoffmann à Tokyô (Naïve, 2...

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Ce drôle de livre, érudit, rebondissant comme la bille du flipper, est né ici, jour après jour, sur facebook, alors que Didier da Silva pressait chaque matin la journée toute fraîche pour nous en proposer un jus de commémoration, de hasards calendaires, d’hommages et - parfois - de moqueries.

Eric Pessan, écrivain

C’est formidablement excitant… Un bouquin qui ne se résume pas à son protocole… Une lecture du monde… Franchement, offre-le !

Ici, rien d’anecdotique. Bien au contraire. On touche à l’essentiel. Ici, tant par la structure du récit que par la phrase et la juxtaposition toujours inattendue de certaines idées, des liens improbables sont tissés, des connexions aberrantes établies entre les 365 jours d’une année qui est toutes les années, de nouveaux rapports se font jour entre les événements, par-delà l’espace et le temps, entre des événements que nous, lecteurs, ne pensions pas liés les uns aux autres, et pourtant…

Pierre Barrault, écrivain

Didier Da Silva effeuille les disparus pour mieux en entrecroiser les destins. Rêveries un rien funèbre, ébauches de récits, Dans la nuit du 4 au 15 fige la vanité de nos vies, mêle la grandeur et la mesquinerie, l’horreur et ses improbables dépassements, avec élégance et humour, dont chaque jour l’Histoire nous abreuve.

On peut lire cette «nuit» comme un roman ou la savourer comme elle est construite, dans la liberté des chemins de traverse.