Les Malchanceux

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B.S. Johnson

Les Malchanceux

Un livre unique et merveilleux, un classique.

Jonathan Coe

Envoyé dans une ville des Midlands, un rédacteur sportif se retrouve confronté aux fantômes de son passé dès sa sortie de la gare. Le souvenir de l’un de ses meilleurs amis, Tony, trop tôt emporté par un cancer, vient à hanter son esprit tandis qu’il doit se plier, comme chaque semaine, à la routine de son labeur : écrire un article sur un match de football.
Légendaire par la forme « expérimentale » qu’il adopte pour traiter de l’idée de chaos et du fonctionnement erratique et discontinu de la pensée, Les Malchanceux est un incunable des années 60, salué dès sa sortie comme un événement, et sans aucun doute le chef-d’œuvre de B.S. Johnson.
Serti dans l’écrin d’une boîte, ce « livre disloqué » est constitué de « cahiers » non reliés, 27 sections susceptibles d’être brassées comme des cartes et lues dans l’ordre que le hasard offrira au lecteur, exception faite du premier et dernier « chapitres » intitulés comme tels.
Elégie et roman de l’amitié, Les Malchanceux est aussi une magnifique méditation sur la mort comme un portrait sans complaisance de son auteur, le tout empreint d’humour noir.
Avec quarante ans de retard, le lecteur francophone peut enfin découvrir cette œuvre d’une originalité absolue.

Préface de Jonathan Coe.

Mémoire brisée, disjointe et inconsolable d’un ami emporté par le cancer. Chef d’œuvre.

Réalisé avec un soin admirable, ce «livre disloqué», roman de la perte mais aussi des retrouvailles, devrait permettre d’embrasser encore plus pleinement cette œuvre insolente, désespérée, métamorphique.

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B.S. Johnson B.S. Johnson

B.S. Johnson

Fils d’un magasinier et d’une barmaid, B.S. (Bryan Stanley) Johnson est né le 5 février 1933 à Hammersmith et, à l’exception de la guerre durant laquelle il a été évacu...

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Le livre en boîte de BS Johnson. Unique.

Jacques Josse remue.net

Véritable tour de force que ce « livre disloqué ».

Stéphane Regnault L'ivre de lire

La fugacité de l’expérience de vivre.

Pages déliées. Les Malchanceux mis en boîte.

Bel objet, grand livre.

Frédéric Waringuez Le Journal du Dimanche

Un texte étrange, poignant, beau. Et un bel objet.

Anne-Sophie Demonchy La Lettrine

Un beau livre-objet comme on les aime.

Ce livre étonnant, une perle noire à redécouvrir, démontre par l’absurde l’impossibilité pour un auteur de définir son œuvre. […] Entre le projet littéraire et le jet d’encre, il y a cet afflux incontrôlable, ce daïmon de l’écrivain qui s’interpose. Dans la vie, B.S Johnson voulait tout contrôler, pourtant son double littéraire dit que « tout est chaos ».

Claire Julliard, janvier 2010

Ce roman réinvente sans cesse sa forme à tel point que le mode de lecture aléatoire n’est plus un obstacle, mais un catalyseur au service de son histoire […] Une prouesse formelle au service d’un propos fort, émouvant, puissant.

Remémoration, trajets et circonlocutions de la mémoire… Dans un splendide coffret, un chaos indescriptible, mais plein de vie et admirablement écrit. Un écrivain qu’il est urgent de découvrir ou redécouvrir.

Laurent Bonzon Tageblatt

« Un livre aussi improbable qu’une qualification en Coupe du monde sur une faute de main… Formidable. »

Un petit chef-d’œuvre obsessionnel et mélancolique à découvrir d’urgence […] Une mélancolie grinçante parcourt ce livre, dans lequel le romancier met ses sentiments à nu en luttant âprement contre les embellissements que pourrait introduire l’écriture.

Elisabeth Philippe Les Inrockuptibles, n° 731, 2 décembre 2009

Derrière les emportements parfois injustes mais drôles de ce gros bonhomme mal embouché qu’est Johnson, une vision tragique de l’existence s’impose, où la précarité et l’absurdité de la vie prédominent. Quand il s’agit d’un roman comme les Malchanceux, sans cesse en mouvement, qui ne s’appesantit jamais, cela donne une œuvre profonde et enthousiasmante.

Christophe Kantcheff Politis, 28 janvier 2010

Un livre stupéfiant publié en 1969 sous la forme de feuillets détachés […] Une expérience de lecture unique doublée d’un livre magnifique sur le thème de l’amitié.

François Reynaud, Librairie les Cordeliers Page des libraires, n° 134

Entre mémoire et aléatoire… Surprenant, le résultat est à la fois ludique et poignant, le lecteur hésitant entre le plaisir de manipuler l’objet-livre et l’affliction face à la noirceur de son contenu […] Un texte qui reste l’un des sommets du roman anglais moderne.

Bernard Quiriny Le Magazine littéraire, n° 493, janvier 2010

C’est l’une des grandes forces de Johnson que d’avoir su échapper à la tyrannie de la narration pure (du suspense, un début, un milieu, une fin) en la vaporisant dans l’espace ludique, interactif et infini du roman. Car du récit, on en trouve partout, même quand on refuse de vous raconter une histoire : on vous en raconte alors mille autres. En ce sens, Johnson aura réussi à échouer mieux, beaucoup mieux que la plupart de ses contemporains.

Olivier Renault Artpress, février 2010

Un des romanciers les plus décalés du Royaume-Uni […] Une passionnante introspection et un ovni indéfinissable.

Benoît Heimermann l'Equipe mag, 17 avril 2010