Berlin on/off

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Julien Syrac

Berlin on/off

La causticité du style de Julien Syrac fait ici merveille. On ne peut s’empêcher de penser à un autre texte virulent, paru il y a plus de trente ans, Maîtres anciens de l’Autrichien Thomas Bernhard.

Jean-Claude Lebrun L'Humanité

Autoportrait du jeune homme en artiste raté, Berlin on/off décline en trois monologues revanchards et baroques une immersion dans des univers canoniques de l’art, à travers l’œil d’un narrateur dont on sait simplement qu’il est un jeune Français au « destin d’éponge ». Son opportunisme naïf l’a entraîné dans le sac de nœuds d’un milieu artistique, dégradé par la sociologie de ses acteurs et la mesquinerie de leurs ambitions.
Peinture féroce d’une faune humaine à la fois universelle et propre au grand cirque berlinois, Berlin on/off réactualise le genre du Voyage à travers… sur un mode aussi sensible que caustique.

Syrac pointe, somme et dégomme : joyeux-cynique-pas-tout-à-fait-nihiliste […] Du méprisable au ridicule, toutefois, il y a ce petit espace qu’il ne franchit jamais, et qu’on dénomme décence. Cet espace immaculé n’est jamais piétiné par son style. Aérien, forcément.

Hans Limon Diacritik

Un livre drôle, intelligent, plein de finesse et d’une ironie constamment savoureuse ! Julien Syrac avait déjà époustouflé il n’y a pas si longtemps avec La Halle, il confirme haut la main son statut de petit génie des lettres avec Berlin on/off.

Géraldine Librairie, Les Pertuis, St Pierre d'Oléron
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Julien Syrac Julien Syrac

Julien Syrac

Julien Syrac est né en 1989 et il est l’auteur d’un premier roman remarqué, La Halle (la Différence, 2017). Berlin On/Off est le second.

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« Totalement politiquement incorrect […] C’est du vitriol ! »

Michel Dufranne Entrez sans frapper

Je ne m’attendais pas à rire. Encore moins à rire à toutes les pages […] Un truc qui me rappelle, donc, le Pierre Desproges que j’étais trop jeune pour savourer à l’époque. Génial.

Emmanuel Gédouin Le tour du nombril

La prose défile à toute allure […] Une cruelle lucidité et un humour mordant.

Allen Délonne in Babylone !

Mathieu Lindon Libération

Puissant, authentique, immersif, ce roman en trois monologues est un petit bijou.

Une verve ironique, drôle et savoureuse.

Comment transformer la banalité du quotidien en une œuvre passionnante ? Voilà la question que l’on se pose en refermant ce livre […] Une petite pépite à découvrir sans hésitation !

Salomé Librairie du Tramway, Lyon

Mêlant malice et acidité, Julien Syrac écorche le monde artistique où chacun voudrait présider au banquet et se retrouve souvent à passer les plats […] Un style aérien et fantasque, des envolés pétries d’égocentrisme et des formules à l’emporte-pièce assénées par ce jeune looser magnifique, font de ce court roman un condensé de drôlerie et de mauvaise foi.

Avec ses trois monologues, qu’on aime imaginer d’un même narrateur, Julien Syrac dresse en premier plan le portrait d’une ville, Berlin, qui attire ce qui se fait de plus branché dans le milieu artistique. Milieu qu’il va passer à la moulinette avec la causticité, l’humour et la vivacité de langage et d’esprit qui portent sa satire à une jolie altitude.
Ce qui marque, c’est la faculté de Julien Syrac à faire évoluer son texte vers un arrière-plan plus consistant. S’il n’était que le vagabondage des pensées du jeune homme, hilarantes digressions sur le milieu artistique qui l’attire autant qu’il se refuse à lui, Berlin On / Off serait déjà un commentaire particulièrement désopilant sur la vanité d’un cercle poseur, codifié à l’extrême. Mettant le doigt sur l’auto-stéréotype et la bien-pensance d’une société en quête d’une forme de repentir parfois mal placé. Burlesque et extrapolation, mauvaise fois et amertume seraient au rendez-vous et ce serait déjà une réussite.
Mais derrière la vitrine artistique se pose aussi la question de la création aujourd’hui, en particulier dans ce Berlin post-mur. L’arrivée dans la troisième nouvelle du sculpteur, fatigué, retiré dans la campagne berlinoise et presque polonaise, has-been, mélange de folie et de sensé, constitue le questionnement final du livre, métaphore en lui-même du Berlin réunifié.
En appuyant sur le cliché, Julien Syrac en fait ressortir le plaisir du ridicule, mais ouvre aussi quelques interrogations bienvenues.

Emmanuel Picaud Histoire de l'œil, Marseille