Blague

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Yannis Palavos

Blague

C’est probablement l’inépuisable richesse de ce recueil, dans le même temps totalement limpide, qui nous fait plonger dans l’humanité de chacun des personnages, et pour finir dans la nôtre […] On ne peut nier, en refermant le recueil, que Blague est un livre d’amour et un livre sur l’amour. De ce point de vue, c’est un livre aujourd’hui essentiel.

Gabrielle Napoli En attendant Nadeau

L’art d’allier les contraires : le merveilleux chez Yànnis Palavos se donne des allures presque naturelles tandis que la réalité prend volontiers des couleurs étranges et inattendues. Une grand-mère décédée raconte sa vie à son petit-fils ; un tueur de porcs craque pour une bébé-truie ; des toilettes se changent en ascenseur ; des personnages se volatilisent d’un coup ; un mort se réincarne en agrafeuse… Entre pudeur et rire, Blague dévoile sa gravité cachée, et Palavos une malicieuse maîtrise tant il aime jouer avec son lecteur qu’il désoriente à coups de péripéties improbables ou d’images insolites. 

On le devine dès le prologue de ce recueil : 21 lignes qui résument en quelques mots, étrangement prémonitoires en ces temps de pandémie, comment le numérique dépasse désormais l’humain. On sourit, puis on enchaîne sur l’histoire suivante avec une curiosité avide qui ne se démentira pas jusqu’à la dernière page.

Maria Malagardis Libération

Palavos ou l’art de la chute. Dans Blague, l’écrivain grec se révèle un maître de la nouvelle, à découvrir séance tenante.

Isabelle Rüf Le Temps
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Yannis Palavos Yannis Palavos

Yannis Palavos

Yànnis Palavos est né en 1980 à Velvento, Kozani, dans la Grèce du Nord. Il a grandi entre Kozàni et le mont Olympe, avant de gagner Athènes où...

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La taille modeste des nouvelles est, avec son style sûr, ce qui paraît le plus élégant chez Palavos : pas d’encombrement, pas de gras, une économie de moyens qui ne le pousse jamais à l’anorexie, et qui, bien au contraire, lui donne une assise de grand nouvelliste, aussi à l’aise avec l’observation nette ou l’émotion tendre qu’avec la mise en scène tonitruante.

Eric Dussert L'Alamblog

Dans le dispositif de ces nouvelles, dans leur évidence, malgré leur chute toujours si maîtrisée, Yànnis Palavos parvient à faire surgir une réalité tout aussi improbable que celle que nous nommons notre […] Palavos teinte son ironique mélancolie d’une épaisseur d’art pas si lointaine de celle de Jaume Cabré dans Voyage d’hiver ou dans Quand arrive la pénombre.

Marc Verlynde La Viduité

Ce n’est pas la moindre des qualités de ce livre que de faire du basculement, de l’inattendu, du décalage un moteur narratif […] Il suffit à Yànnis Palavos de trois-quatre pages et quelques phrases pour fabriquer des scènes qui vous embarquent immédiatement dans son petit monde, un univers qu’on aurait bien du mal à définir avec précision, rythmé par une écriture à la fois posée et nerveuse, presque fragmentaire.

Michel Ellis L'Espadon

Les personnages s’inscrivent dans le réel, sans y être totalement. Palavós ouvre ce champ des possibles d’une manière furtive et légère, sans chercher à créer une parenthèse merveilleuse trop évidente : un léger décalage suffit à ouvrir des portes sur une nouvelle potentialité.

Anne-Catherine Thouement Le présent défini

Il y a du Patricia Highsmith dans ces chroniques tenues comme à distance et pourtant découpées au scalpel, où le fantastique s’invite sans crier gare, où les contraires font alliance, où les hommes manient la tendresse avec des gants de boxe.

Jacques Lindecker L'Alsace

Un humour très singulier puisant étonnamment mais avec aisance et naturel dans le merveilleux, le fantastique et le loufoque […] Une écriture dont la poésie éclaire en profondeur avec une grande économie de moyens.

Emmanuelle Caminade L'Or des livres

Chacun des dix-sept brefs tableaux du présent recueil se donne comme une totalité fermée sur elle-même, et renvoie presque au travail du peintre. Le fantastique s’y insinue entre les lignes, ou bien s’impose et récidive en s’aggravant. La réalité, scrutée avec précision, s’acoquine aussi avec le rêve. Elle l’influence, y interfère, et vice versa […] Palavos déplace légèrement le cadre, raccourcit ou agrandit la focale, effectue un discret pas de côté à l’aide d’improbables péripéties et pas mal d’humour. On applaudit son sens de la chute, qui coupe court à tout délayage, si fréquent dans la littérature actuelle.

Muriel Steimetz L'Humanité

Oscillant entre mordant, pudeur et compassion Yannis Palavos dissèque en 17 nouvelles toute l’absurdité, les failles et la gravité du monde. Il ne cesse de nous surprendre d’un texte à l’autre. Bien que brefs ceux-ci sont percutants déroutants ou bien encore incisifs, mélancoliques. Il passe avec aisance du fantastique au tragique. Il se joue de la mort comme pour conjurer le sort. En très peu de mots, Il nous dit l’essentiel, la fragilité de nos vies. C’est profond, juste, un brin malicieux et émouvant.
Un petit bijou.

Valérie Schopp L'Arbre à mots, Rochefort

Quelle découverte ! Un recueil de nouvelles qui sous des airs délirants disent beaucoup de la vie contemporaine en Grèce et plus généralement sur notre aptitude au bonheur et au malheur. Un chef d’œuvre du genre !

La Nouvelle Libraire Sétoise

Des textes courts, déroutants à plaisir, écrits d’une écriture sèche qui n’exclut pas l’audace pour éviter l’écueil de l’émotion facile […] où l’infinie tendresse de l’écrivain pour ses personnages s’exprime avec l’élégante pudeur de l’humour.

Une densité d’écriture, un refus de l’excès et de la démesure […] Des nouvelles à la tonalité fantastique, irrigante et fugitive.

Blague est un grand livre dont il faut prendre soin […] Ce qui est beau ici, c’est le juste de l’invisibilité et la certitude d’être dans l’essentiel même […] Un pur chef d’œuvre.

Evlyne Lérault Lecteurs.com

Savoir-faire et subtilité […] L’écriture a, certes, l’allure simple mais fait mouche dans le déploiement d’une grande imagination.

Adrien Meignan Addict-Culture

Un recueil de nouvelles toutes plus folles les unes que les autres. Yannis Palavos ? Un futur grand !

Linn Levy RTS.ch