Au lendemain des élections iraniennes tumultueuses de 2009, une femme cartographie les statues qui ont disparu des espaces publics de Téhéran, puis les morts de la répression. Tandis qu’elle parcourt la ville, ses nombreuses questions se résument à une seule : de quel langage user pour traduire la perte ? Dans des fragments qui se superposent les uns aux autres, mêlant plusieurs univers, perspectives et styles narratifs, poupe missaghi offre, avec Inventaire des disparus, un des aperçus les plus intimes et contemporains de l’Iran, tout en interrogeant la nature même de la narration. Un roman poignant et obsédant sur l’art, le désir, l’amour et l’effroi.
Ce livre m’a renversée par sa profondeur, beauté et gravité. Comme aussi par sa magnifique traduction.
Un livre magnifique et courageux. Faisant écho aux explorations approfondies d’Edmond Jabès, Anna Akhmatova et Charlotte Delbo, mais avec des préoccupations et des méthodes qui lui sont propres, poupeh missaghi a façonné un roman qui témoigne avec lucidité et remet en question l’acte de témoigner.