De troublants détours

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Maïca Sanconie

De troublants détours

Voici un délicieux premier roman […] Follement littéraire, précieux de style comme de sentiments, qu’on s’émerveille de voir naître et paraître si actuel aujourd’hui plutôt qu’au temps de Madame de La Fayette ou de Stendhal.

Luc de Goustine

C’est à Lucques, en Toscane, qu’Ottavia ouvre « Au Transport amoureux », une librairie exclusivement dédiée aux livres traitant de l’amour. Cœur battant de la littérature et lieu privilégié de rencontres, celle-ci devient le centre d’un jeu de l’amour et du hasard. La ville, lieu clos et scène où tout se joue, est parcourue selon les règles d’une mystérieuse topographie sentimentale. Qu’ils s’appellent Serafino, Violante Beatrice, Tiburzio, Angelica, Filippo ou Ifigenia, tous sont pris par les détours qu’impose la ville à leurs pas. Mais leur destin se joue autour de livres qui vont les révéler à eux-mêmes. Qui jusqu’alors se pensait oublié de l’amour tombe amoureux….

De troublants détours d’un charme insidieux… Des entrelacs relationnels d’une petite dizaine de personnages, ressort un marivaudage teinté de nostalgie — sans rapport de force entre les sexes —, une quête sentimentale erratique et improbable.
Deux lieux stratégiques dans ce Lucques historique — la librairie nouvellement installée, consacrée à l’amour, et le café du marché qui lui sert d’avant-poste — font se côtoyer Filippo l’infirmier noctambule, Violante Beatrice porteuse d’espoir, Tiburzio le cafetier fervent, le ténébreux Serafino ou encore Hector l’antiquaire : une valse hésitation sous les remparts, de place en place, où l’on pratique beaucoup la bicyclette, les promenades vespérales, la contemplation botanique.
La prose de Maïca Sanconie est précieuse comme les attitudes parfois drapées de ses personnages et convient à la Toscane de notre imaginaire.
Sachez enfin que la tresse ondoyante d’Ottavia, la sentencieuse et énigmatique libraire, sert de trame à ce premier roman défendu par une petite maison d’édition.

Katherine Véran, Le Roi Lire, Sceaux Page des libraires, juin-août 2004

Le personnage central de ce roman est une jeune libraire à la splendide chevelure noire. Elle s’établit en Toscane, dans la ville de Lucques, sur l’emplacement d’une ancienne pâtisserie. Elle ne propose que des livres sur l’amour.
La librairie est au centre de ce micro-monde narratif. Autour d’elle, semblent graviter, comme autant de satellites, les autres lieux du récit : un café typique, l’hôpital, le théâtre du Giglio, un jardin botanique, une boutique d’antiquités, la basilique de San Frediano, et quelques rues au tracé irrégulier. Chaque personnage fréquente l’un ou l’autre de ces lieux, mais tous passent à plusieurs reprises par la librairie, où ils lisent, boivent et entrent en conversation. De plus, la libraire, Ottavia, organise à leur intention une loterie de titres de transports amoureux […]
Maïca Sanconie excelle à reconstituer les ambiances urbaines, tranquilles ou festives. Ses personnages parlent au lecteur, y compris leurs traits obscurs. […] Cet ouvrage, agréable à lire, tente d’enseigner quelques vérités sur un sujet ardu. Il suggère que les livres ont des services à rendre aux amoureux, que la chose passe ou non par le doux regard d’une jeune libraire. Il recèle une abondance d’images aux teintes délicates, il montre des situations qui évoluent, c’est un premier roman qui fait espérer au lecteur qu’il y en aura quelques autres de la même plume.

Jean-Baptiste Berthelin ArtsLivres
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Maïca Sanconie Maïca Sanconie

Maïca Sanconie

Maïca Sanconie est née en Corrèze en 1955. Traductrice et enseignante d’anglais, elle est par ailleurs une spécialiste de la peinture noire américaine. Elle vi...

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Des personnages touchants, bourrus, qui s’ouvrent aux autres grâce à la magie du livre.

Aurélie Fnac Metz