Heureux soit ton nom

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Sotiris Dimitriou

Heureux soit ton nom

Traduit du grec par Marie-Cécile Fauvin

Un roman polyphonique qui retrace toute l’histoire de l’Epire de 1943 à la fin des années 90.

Dans ce roman de la survie, tout ce qui reste aux protagonistes est bien souvent la parole. Nue, l’écriture a l’aspect pelé d’un ravin épirote. Parfois drue, elle charrie une âpre poésie orale […] Rappel des tragédies et des solidarités, ce texte se fait le porte-voix d’un groupe humain divisé par la frontière jusqu’à aujourd’hui.

La guerre fait rage en Épire. Le village de Povla, à un souffle de la frontière albanaise, est pillé et brûlé. Alexo part avec un groupe de femmes troquer des cuivres et des tissages contre de la nourriture de l’autre côté de la ligne de démarcation – un périple riche en rencontres et malencontres.

Quand un régime stalinien s’instaure en Albanie et que le pays se ferme hermétiquement, Sofia, la sœur d’Alexo, se retrouve coupée des siens pendant des décennies. Humiliations, emprisonnements, déportations sont le lot de la communauté grecque dans l’Albanie communiste.

À l’hiver 1990, Shpejtim, le petit-fils de Sofia, entreprend la périlleuse traversée des montagnes pour rejoindre la «mère patrie» et découvre une Grèce autre que celle dont il avait rêvé.

À travers ces trois voix, c’est le destin de tous les otages de l’Histoire que raconte Sotiris Dimitriou, dans une langue vive et savoureuse au plus près de l’oralité populaire, en une célébration de la parole des humbles.

Poignant : tel est le terme qui s’impose en refermant ce livre insolite […] Faire le récit de l’imbroglio perpétuel que furent les relations gréco-albanaises sur trois générations sans assommer le lecteur, est une performance […] Une langue enracinée, rude, vivante, riche, musicale.

Anne Thouement Le Présent défini

Outre son âpreté, son réalisme et sa précision historique, qui participent à la force de ce roman, il convient également de noter la singularité de la langue, proche de l’oralité […]Une langue riche et expressive, celle que Sotiris Dimitriou s’est forgé en écoutant parler sa mère et les autres villageoises.

Jacques Josse remue.net
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Sotiris Dimitriou Sotiris Dimitriou

Sotiris Dimitriou

Sotiris Dimitriou est né en Epire en 1955, tout près de la frontière albanaise. Pendant plusieurs années il travaille dans les rues d’Athènes comme chef ...

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(1) Généalogie d’une frontière
Dans ce premier roman traduit de l’écrivain grec Sotiris Dimitriou, trois voix restituent la désagrégation de leur communauté par l’Histoire.

Feya Dervitsiotis Le Matricule des anges

(2) Généalogie d’une frontière
Sotiris Dimitriou fabrique un patrimoine linguistique, une mémoire littéraire qui figure une identité perdue en même temps qu’elle accuse sa dislocation par l’Histoire.

Feya Dervitsiotis Le Matricule des anges

En allant chercher au cœur du langage vivant, Sotiris Dimitriou met à jour les impasses où s’enfoncent les peuples, il rend compte de ce qu’une langue pure telle la katharevoussa ou, bien évidemment, la langue de bois des régimes totalitaires, ici celui d’Enver Hodja, ne veulent pas que l’on dise de la complexité des relations entre les humains et de la misère où les plongent les nationalismes.

Pierre-Vincent Guitard e-litterature.net

Un texte court et percutant qui raconte l’oppression subie par la communauté grecque dans l’Albanie communiste. Portés par une langue vivante empruntée au dialecte paysan, ces récits d’exil témoignent d’une humilité et d’une force de vie admirable.

L'Usage du papier, Trouville-sur-Mer